À quoi tient la vie… « Ce sentiment de l’été »

10235520-ce-sentiment-de-l-ete-decouvrez-la-bande-annonceUn jour d’été, à Berlin, une jeune femme meurt sans crier gare. Commence alors l’histoire de son absence, soudaine, irréparable, invisible à l’œil nu. Rien n’a changé en apparence, la pellicule imprime la même vibration du soleil, des cris et des vies qui suivent leur cours, mais dans la nudité de l’image, ou quelque part ailleurs, en sourdine, l’impensable disparition commence à se dessiner. Au départ, on est presque surpris par l’extrême sobriété de la mise en scène, ce rien du récit, qui nous fait pourtant entrer, sans que nous y prêtions attention, dans le tempo intérieur du deuil. A travers un montage chronologique sans prétention, Mikhaël Hers parvient à nous associer merveilleusement au temps intime des protagonistes, aux sentiments diffus et douloureux qui les traversent. Etats de conscience insaisissables, nostalgies foudroyantes, intolérable sentiment d’être en inadéquation avec le monde, moments de grâce où la vie semble aller de soi, imperceptibles mouvements du cœur… Il y a une grande douceur dans ce film qui montre beaucoup plus qu’il ne raconte. A la surface, la vie de deux jeunes gens confrontés à la mort d’un être cher, condamnés cependant à continuer de vivre, à traverser chaque été comme on traverse l’existence, un peu malgré soi. Au fond, la simplicité déchirante des liens qui nous unissent à cette vie dont le mystère reste entier.

Ce sentiment de l’été, film de Mikhaël Hers

 

 

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